Nombre de nos collègues, recalés dans le cadre de la campagne de promotion dans le corps des cadres greffiers, ont légitimement interrogé l’administration sur les critères retenus pour cette dernière mouture établie par la commission de sélection.
L’UNSa SJ, fidèle à ses convictions, a d’ailleurs accompagné plusieurs de ces collègues parce que, tout comme eux, nous avons constaté des incohérences et des situations incompréhensibles qu’il fallait dénoncer. Une mobilisation des agents était nécessaire pour que la DSJ s’interroge enfin sur ses pratiques contre-productives qui démotivent les plus investis.
Des premiers retours ont été formulés par l’administration suite à ces recours gracieux. Sans surprise aucune hélas, aucun collègue n’a reçu de réponse favorable. Évidemment, tout processus de sélection ne peut satisfaire 100 % des candidats. Il n’empêche que chaque collègue recalé est à même de connaître les raisons de sa non sélection.
L’attitude de l’administration est absolument lamentable : parfois émise en moins de 24h (ce qui laisse légitimement planer le doute sur la réalité de l’étude du dossier…), la réponse transmise est systématiquement une réponse type qui reprend des évidences et qui en aucun cas ne marque une individualisation de la réponse apportée.
Quelle plus-value pour les collègues concernés de savoir que « Chaque dossier de candidature a fait l’objet d’un examen approfondi », espérons-le, mais permettez nous d’en douter… Et si comme indiqué «Plusieurs critères ont été pris en compte par la commission de sélection », quels sont, de manière objective et en détail, ces fameux critères ? C’est le cœur même des interrogations des collègues ! Pourquoi n’ont-ils pas été retenus ?… Et quel mépris mis en avant par la mention suivante «X a la possibilité de s’inscrire à la prochaine session de l’examen professionnel en 2026.». Merci du conseil mais les intéressés le savaient déjà !
Bien qu’une certaine organisation syndicale parle de « poudre aux yeux » en commentant notre soutien à ces collègues, l’UNSa SJ préfère venir en appui des demandes des agents, et en interlocuteur exigeant face à l’administration.
Pour quelles sombres raisons l’administration ne pourrait-elle pas faire preuve de transparence et individualiser son refus d’avancement ? « Pourtant ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément», mais n’est pas Nicolas Boileau qui veut !
La disparition des CAP, et notamment d’avancement, ne permet plus la transparence, et notre administration en joue au fil du temps, s’en accommode, érigeant l’opacité en mode de fonctionnement.
Les lignes directrices de gestion permettent cependant aux agents de faire un recours gracieux pour demander à faire réexaminer leur situation et obtenir des éléments de compréhension de la décision de refus d’avancement. C’est bien le sens du recours gracieux. Seule réponse de l’administration, une motivation stéréotypée ne prenant pas en compte les éléments propres à la situation individuelle de chacun, quel manque de respect !
En réponse à de légitimes interrogations, le parti pris de notre administration de ne faire que des réponses types aux collègues, jette le doute sur l’examen individuel, réel et sérieux de leurs situations que sont en droit d’attendre les agents publics de la part de leur employeur.
ATTENTION ! RÉPONDRE PAR LE MÉPRIS AUX AGENTS QUI TIENNENT NOTRE INSTITUTION NE SAURAIT DEVENIR UN MODE DE GESTION, CE MEPRIS SE RAJOUTE À VOTRE PILOTAGE DU TRAVAIL DE SAPE DE LA DPMO, À LA NON PRÉPARATION DU RETOUR DU TIMBRE FISCAL, AU REFUS D’ENTENDRE LES BESOINS DE RENFORT DANS LE CADRE DE LA LOI SURE…LA COUPE EST PLEINE !
L’UNSa SJ rappelle que 39 promotions minimum restent à faire pendant la période transitoire (suite au report d’un nombre insuffisant de promus à l’examen professionnel 2025 vers la liste d’aptitude). Qu’à ces 39 postes doivent s’ajouter les départs à la retraite des cadres greffiers intervenus entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2026 !
Conformément à l’accord signé en octobre 2023, nous devons comptabiliser 3.200 cadres greffiers au 31 décembre 2026 ! L’UNSa SJ ne lâchera pas et continuera de rappeler à l’administration la nécessité de respecter ses propres engagements.