Alerte concernant la présence de punaises de lit à la maison d’arrêt de Limoges et les risques pour les personnels

Madame, Monsieur les Chefs de cour,

Nous souhaitons attirer votre attention sur une situation particulièrement préoccupante concernant la présence de punaises de lit au sein de la maison d’arrêt.

Ce problème, qui semble persister, ne concerne pas uniquement les personnes détenues et les personnels affectés à l’établissement pénitentiaire.

Il est également susceptible d’avoir des conséquences directes sur les agents et personnels judiciaires amenés à se rendre régulièrement à la maison d’arrêt, ainsi que sur les collègues et magistrats qui sont en contact avec des personnes détenues lors de leur venue au tribunal, notamment à l’occasion des audiences.

En effet, les collègues qui doivent se déplacer à la maison d’arrêt peuvent légitimement craindre de transporter involontairement ces nuisibles sur leurs vêtements, leurs effets personnels ou dans leurs véhicules, avec le risque de les introduire ensuite dans les locaux judiciaires ou à leur domicile.

La situation est également préoccupante lorsque des personnes détenues sont conduites au tribunal pour comparaître à une audience. Les différents intervenants – magistrats, greffiers, fonctionnaires, avocats et autres personnels – peuvent alors être exposés, parfois sans en avoir conscience, à un risque de propagation dans les locaux de justice.

Au-delà de la gêne occasionnée, cette situation peut avoir des conséquences importantes sur les conditions de travail et sur la santé et la sécurité des personnels, et générer une inquiétude légitime parmi les collègues concernés.

Nous sollicitons donc votre intervention afin que cette problématique soit prise en compte et traitée avec toute la diligence nécessaire, en lien avec les services compétents de la maison d’arrêt, et que des mesures de prévention et de protection adaptées puissent être mises en place pour les personnels amenés à être en contact avec l’établissement ou avec les personnes détenues.

Il nous paraît notamment indispensable qu’une information claire soit communiquée aux personnels concernés sur les mesures à prendre, tant lors des déplacements à la maison d’arrêt qu’au retour dans les locaux judiciaires et, plus largement, afin de limiter tout risque de propagation.

Notre démarche se veut également solidaire de nos collègues de la maison d’arrêt, qui ne doivent pas être laissés seuls face à cette difficulté. Ils doivent pouvoir exercer leurs missions dans des conditions de travail dignes et sécurisées, et bénéficier de l’accompagnement et des moyens nécessaires pour faire face à cette situation.

Nous vous remercions par avance de l’attention portée à cette alerte et restons à votre disposition pour échanger sur les difficultés rencontrées par les collègues et sur les mesures qui pourraient être envisagées.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur les Chefs de cour, l’expression de notre considération respectueuse.

Partager cet article

Facebook
X
LinkedIn
Email