Outre-mer : l’UNSa SJ porte la voix des collègues au CSA des Services Judiciaires et exige des actes concrets

Comme elle s’y était engagée, l’UNSa Services Judiciaires a obtenu l’inscription de la situation des juridictions d’Outre-mer à l’ordre du jour de la formation spécialisée du CSA des services judiciaires, le 10 février dernier. En présence de M. Jean Seither, directeur des services judiciaires, et de Mme Sylvie Berbach, sous-directrice des greffes, l’UNSa SJ a exposé la réalité du terrain.

« L’administration, qui ne disposait d’aucun expert présent sur ce point, a demandé à notre organisation d’exposer la situation, reconnaissant avoir suivi notre déplacement sur les réseaux sociaux », précise Catherine Solivellas, Secrétaire nationale de l’UNSa SJ.

L’UNSa SJ a été la seule organisation syndicale à prendre la parole sur la situation ultramarine.

Martinique : santé des agents, vote clair
Au tribunal judiciaire de Fort-de-France, nous avons dénoncé des infiltrations d’eau, des pannes de climatisation, des vitres dégradées… et l’absence de fontaine à eau. Lors de notre déplacement, une collègue a fait un malaise en raison de la chaleur. L’UNSa SJ a proposé le vote d’un avis demandant l’installation d’une fontaine à eau reliée au réseau potable.
Résultat : 6 voix sur 10 en faveur de cet avis.

Concernant nos confrères, la CGT était absente. FO a refusé de voter, estimant qu’il serait « aussi stupide que de voter le fait que l’on doit respirer ». Pour l’UNSa SJ, protéger la santé des agents n’a rien d’accessoire. Quand une collègue fait un malaise, l’accès à l’eau potable n’est pas un détail. L’administration dispose désormais de deux mois pour agir ou motiver son refus.

Guadeloupe : expertise médicale et psychologique demandée
En Guadeloupe, la situation s’est fortement dégradée :

  • locaux insalubres,
  • moisissures,
  • bureaux saturés,
  • agents en souffrance,
  • surcharge d’activité chronique.

 

Face à cette réalité, l’UNSa SJ a demandé l’établissement d’un rapport spécifique associant le médecin du travail et un psychologue clinicien. L’objectif est clair : objectiver les risques psychosociaux, mesurer l’impact des conditions de travail sur la santé des agents et engager des mesures correctrices.

Il ne s’agit plus seulement d’alertes syndicales. Il s’agit désormais d’expertise médicale et de responsabilité administrative.

L’Outre-mer ne peut plus être traité comme une périphérie. L’UNSa Services Judiciaires continuera d’agir concrètement, là où certains commentent.

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