5 novembre : trois actions pour défendre notre santé et nos conditions de travail !

Chères collègues, chers collègues,

Nous faisons tenir la Justice. Nous refusons qu’elle nous fasse tomber.

Chaque jour, dans les tribunaux, nous faisons fonctionner la Justice. Malgré le manque de moyens, malgré la surcharge de travail, malgré les difficultés qui s’accumulent, nous continuons à assurer nos missions avec conscience et détermination.

Mais à quel prix ?

Épuisement, souffrance physique et psychologique, perte de sens, découragement… Vous êtes toujours plus nombreux à nous alerter. Certains craquent. D’autres tombent malades. Beaucoup ne supportent plus de voir un métier qu’ils aiment devenir une source de souffrance.

Nous aimons notre métier. Mais nous refusons d’y laisser notre santé.

Depuis des années, l’UNSa Services Judiciaires dénonce la dégradation des conditions de travail dans les juridictions. Depuis des années, nous alertons notre administration sur le manque de moyens, les effectifs insuffisants, les réformes inachevées et les exigences toujours plus importantes imposées aux personnels.

Et depuis des années, les réponses ne sont pas à la hauteur.

Notre engagement ne doit plus servir à masquer le manque de moyens. Notre conscience professionnelle ne doit plus compenser les défaillances de l’administration. Notre santé ne doit plus être la variable d’ajustement du fonctionnement de la Justice.

Aujourd’hui, nous disons « STOP ! »

C’est pourquoi l’UNSa Services Judiciaires appelle l’ensemble des personnels de greffe, fonctionnaires et contractuels, à une mobilisation exceptionnelle le jeudi 5 novembre 2026.

Découvrez l’appel à la mobilisation de Catherine Solivellas, secrétaire générale de l’UNSa SJ

Le 5 novembre, trois actions pour faire entendre notre voix !

Pour donner toute son ampleur à cette mobilisation, l’UNSa Services Judiciaires propose trois actions complémentaires. Chacun peut participer à une ou plusieurs de ces initiatives.

1. Une journée de grève pour dire stop !

L’UNSa SJ dépose un préavis de grève spécifique aux services judiciaires pour le jeudi 5 novembre 2026.

Cette journée doit permettre de dénoncer des conditions de travail devenues insupportables et leurs conséquences sur notre santé.

Nous ne pouvons plus accepter de travailler toujours davantage, avec toujours moins de moyens, au détriment de notre santé et de la qualité du service public.

La mobilisation du 29 septembre dernier a montré que la grève demeure un moyen d’action important. Les tentatives de certaines juridictions d’en limiter les effets témoignent des tensions que suscite cette forme de mobilisation.

Le 5 novembre, nous voulons que notre administration prenne enfin la mesure du malaise profond qui traverse les greffes.

2. Une pétition nationale pour sortir les greffes de l’invisibilité !

Nous sommes près de 23 000 personnels de greffe, fonctionnaires et contractuels. Pourtant, notre rôle essentiel dans le fonctionnement de la Justice reste trop souvent méconnu, minimisé ou passé sous silence.

Sans personnels administratifs et techniques, sans contractuels, sans greffiers et cadres greffiers, sans directeurs des services de greffe, sans attachés de justice, les juridictions ne peuvent pas fonctionner.

Nous sommes indispensables au fonctionnement de la Justice. Il est temps que cette réalité soit pleinement reconnue !

L’UNSa SJ lance une pétition nationale destinée à interpeller les parlementaires, les médias et les pouvoirs publics sur la situation des personnels de greffe.

Notre organisation poursuit depuis plusieurs années un travail d’alerte et de sensibilisation auprès des responsables institutionnels. Elle sera prochainement entendue par les commissions des lois du Sénat et de l’Assemblée nationale pour évoquer notamment le manque de moyens des services judiciaires.

Cette pétition permettra de donner une dimension collective à nos revendications et de rendre visibles les difficultés rencontrées quotidiennement dans les juridictions.

 

3. Des signalements dans les registres SST pour faire reconnaître la réalité de nos conditions de travail !

Notre administration oppose trop souvent à nos alertes l’absence de signalements dans les registres de santé et de sécurité au travail.

Mais l’absence de signalement ne signifie pas l’absence de souffrance !

Elle traduit bien souvent le manque de temps, la lassitude ou le découragement de personnels qui n’ont même plus l’énergie de dénoncer leurs conditions de travail.

Nous refusons que ce silence soit interprété comme une preuve que tout va bien.

Pour faciliter vos démarches, l’UNSa SJ met à votre disposition un modèle de signalement à adapter à votre situation et à inscrire dans le registre de santé et de sécurité au travail de votre juridiction.

Ces signalements constituent des éléments concrets permettant de documenter les difficultés rencontrées et de les porter à la connaissance de l’administration, notamment dans le cadre du dialogue social.

 

Nous avons alerté, nous avons été reçus, nous attendons toujours des réponses !

En septembre, après trois communiqués de presse dénonçant la situation des personnels, l’UNSa Services Judiciaires a été reçue à deux reprises par le garde des Sceaux.

Nous avons porté des revendications précises :

  • Le respect des engagements signés concernant les revalorisations indemnitaires des corps communs et la finalisation des réformes statutaires des greffiers, cadres greffiers et directeurs ;
  • De véritables perspectives professionnelles pour les personnels contractuels ;
  • Une réponse aux difficultés provoquées par le « choc numérique » et aux dysfonctionnements des outils informatiques ;
  • Une anticipation sérieuse des conséquences du développement de l’intelligence artificielle sur nos métiers ;
  • Des mesures immédiates pour enrayer la dégradation des conditions de travail dans les juridictions.

Malgré ces deux rencontres, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée à nos principales revendications.

Plus incompréhensible encore : certains engagements, pourtant assortis de financements prévus pour 2026, demeurent sans traduction concrète.

À cela s’ajoute le gel du point d’indice, qui contribue à l’érosion du pouvoir d’achat des agents.

Toujours plus de missions. Toujours plus de contraintes. Toujours plus de responsabilités.

Mais où sont la reconnaissance, les moyens et les perspectives que nous sommes en droit d’attendre ?

Les personnels des greffes ne demandent pas de privilèges. Ils demandent simplement de pouvoir exercer leur métier dignement, dans des conditions respectueuses de leur santé, de leurs compétences et de leur engagement.

Le 5 novembre, faisons entendre notre voix !

Nous sommes près de 23 000 agents à faire fonctionner quotidiennement les juridictions.

23 000 femmes et hommes dont l’engagement, les compétences et le professionnalisme sont indispensables au service public de la Justice.

Pourtant, combien de temps encore devrons-nous travailler dans des conditions qui mettent notre santé en danger ?

Combien de temps encore notre administration continuera-t-elle à compter sur notre dévouement pour compenser le manque de moyens ?

Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour que nos alertes soient enfin entendues ?

Nous ne demandons pas de privilèges. Nous exigeons du respect, de la reconnaissance et des conditions de travail dignes.

Le 5 novembre, l’UNSa Services Judiciaires appelle chacun à prendre part à cette mobilisation, par la grève, la signature de la pétition nationale et les signalements dans les registres SST.

Parce que notre santé n’est pas négociable.

Parce que notre engagement mérite autre chose que l’indifférence.

Parce que nous refusons que la dégradation de nos conditions de travail devienne une fatalité.

Nous faisons tenir la Justice.

Nous refusons qu’elle nous fasse tomber.

Le jeudi 5 novembre, mobilisons-nous !

UNSa Services Judiciaires
Défendre ceux qui font tenir la Justice.

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