Aujourd’hui nous souhaitons vous parler du numéro vert des services judiciaires.
Pourquoi parler du numéro vert aujourd’hui ?
Parce que les RPS sont au centre des enjeux en matière de SST-QVCT.
La présence d’un dispositif de soutien est précieuse, surtout pour les ressorts dépourvus de psychologues cliniciens.
Le dispositif en bref
En deux mots, pour les petits nouveaux mais aussi pour les distraits 😉 :
- C’est une ligne d’écoute et de soutien disponible 24h/7j
- Pour les difficultés personnelles et professionnelles
- A l’autre bout du fil, un psychologue
- Anonyme et gratuit
Pourquoi c’est encore tabou ?
L’UNSa SJ a souvent été amenée à orienter des agents vers ce dispositif, et la réaction est presque toujours la même :
« ah tu penses ? » , « je ne suis pas sûr(e) » , « je n’y aurais pas pensé ».
Le recours à un soutien psychologique reste encore tabou.
Ce n’est pas surprenant dans un environnement professionnel où l’on valorise parfois la résistance, le silence, ou l’idée qu’il faudrait “tenir bon”.
Pourtant, chacun peut être concerné.
Personne n’est à l’abri d’une surcharge émotionnelle, d’un choc, d’un doute ou d’un moment de fragilité.
Témoignage : franchir le pas
| Témoignage de Thomas, conseiller syndical UNSa SJ :
En 16 années de métier, j’en ai vu des horreurs. Et je ne suis pas le seul. Nous baignons dans la négativité et certains dossiers sont lugubres. Comme tout le monde, certaines affaires m’ont particulièrement marqué. Ces histoires, c’était comme un bagage qui me suivait partout, un bagage pesant, bruyant.
Et puis un jour j’ai eu besoin d’en parler. J’ai donc pris la décision d’appeler le numéro vert. Vingt secondes plus tard, j’étais en ligne avec un psychologue qui s’est montré à l’écoute, et bienveillant.
J’ai reçu de bons conseils pour me permettre d’avancer, et même -à ma surprise- des exercices pratiques. Cela a fonctionné pour moi. Il m’a proposé de le rappeler quelques semaines après pour faire le point. Le travail était lancé.
Il faut saluer l’accessibilité de ce dispositif : une fois le pas franchi, la suite se déroule entre vous et le psychologue.
Je vous le confirme, c’est anonyme. Tout ce qu’on m’a demandé, c’est mon âge et mon département de résidence, pour les statistiques … et je n’étais pas obligé de répondre.
Pour moi c’était des souvenirs de dossiers difficiles. Mais ce dispositif couvre tous les sujets, professionnels comme personnels. A chacun sa sensibilité, à chacun ses besoins. |
Comment ça marche concrètement ?
Pour trouver le numéro, rien de plus simple : rendez-vous sur l’intranet DSJ, dans la tuile « SQVCT – Numéro vert »

Via l’application Pros-Consulte, vous pouvez même choisir son interlocuteur grâce aux fiches de présentation.
→ utile si on préfère s’ouvrir à quelqu’un d’expérimenté dans tel ou tel domaine, ou même si on préfère s’adresser à une femme plutôt qu’à un homme, et inversement.
Et vous, où en êtes-vous ?
Pour finir, c’est à notre tour de vous demander quelque chose :
La prochaine fois que vous aurez gros sur le cœur, la prochaine fois que vous ramènerez des tracas du travail à la maison, ou des soucis de la maison au travail, posez-vous cette simple question :
Qu’aurais-je à perdre à tenter le numéro vert des services judiciaires ?