À la suite des nombreuses alertes reçues de collègues du ressort de la cour d’appel de Bordeaux, l’UNSA Services Judiciaires a immédiatement saisi la sous-direction des ressources humaines des greffes.
Les épreuves de l’examen professionnel de greffier principal, organisées le jeudi 25 juin 2026, se sont déroulées dans des conditions particulièrement difficiles, en pleine vigilance rouge canicule.
Face aux difficultés physiques rencontrées par plusieurs candidats et aux conditions matérielles manifestement inadaptées, nous avons demandé que cette situation soit prise en compte lors de la correction des épreuves, et que de telles conditions ne se reproduisent plus.
Vous trouverez ci-dessous le courrier adressé à l’administration :
Madame la sous directrice,
Nous avons été alertés par de nombreux collègues du ressort de la CA de Bordeaux sur les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles se sont déroulées les épreuves de l’examen professionnel du grade de greffier principal en date du jeudi 25 juin 2026.
En effet, le jour des épreuves, ce département subissait un épisode de très forte chaleur, avec un niveau de vigilance rouge canicule.
Les conditions matérielles lors de l’examen ont été particulièrement éprouvantes. Malgré la présence de cinq ventilateurs dans la salle, la température demeurait extrêmement élevée, les ventilateurs ne faisant que brasser de l’air chaud. Les stores étaient entièrement baissés ce qui a réduit significativement la luminosité et a contribué à un inconfort supplémentaire pour les candidats et notamment l’impossibilité de pouvoir se servir des codes de procédure.
A amont des épreuves, un courriel avait été adressé à l’ensemble des candidats pour leur recommander d’apporter de l’eau, des petits ventilateurs individuels ou encore des éventails pour pouvoir supporter les conditions de l’épreuve tout en sachant que sur place le service organisateur a mis de l’eau à disposition des candidats.
Malgré cela de nombreux candidats ont éprouvé des difficultés physiques liées à la chaleur, une personne a eu un malaise. D’autres ont ressenti une grande fatigue, des maux de tête, des vertiges qui se sont accentué au fil de l’épreuve. La chaleur était telle que certains candidats avaient les mains particulièrement moites, au point que leur stylo s’échappait régulièrement des mains, ce qui a considérablement compliqué leurs conditions d’écriture.
L’une de nos collègues, à son retour à domicile, a constaté l’apparition d’une importante réaction cutanée sur l’ensemble de son buste, caractérisée par des rougeurs et de nombreux boutons, manifestement en lien avec l’exposition prolongée à cette chaleur extrême.
Nous vous demandons une attention particulière et toute votre indulgence lors de la correction des épreuves afin que ces difficultés soient prises en compte et qu’à l’avenir, de telles conditions ne se reproduisent pas.